Les participants de la Fondation Emera se sont longuement entraînés pour notre week-end aux Becs de Bosson. Depuis le mois de mai, les résidents des foyers de l’Arpille et de la Maya, Sébastien, Lara, Myriam, Laurent surnommé « Poulidor », Sarah et Sarah, Usha, Flavienne, Yvette et Tharsan ont été marcher régulièrement. Parce que l’objectif de ce jour n’est pas simple, il s’agit de rejoindre la cabane des Becs de Bossons depuis Vercorin.

C’est donc fin prêts que nous les retrouvons à Chalais, et surtout très motivés. Rien ne va les arrêter aujourd’hui. La météo est au beau fixe. Deux tronçons de télécabine nous permettent de rejoindre cet incroyable Vallon de Réchy aux paysages si particuliers et à la flore prolifique. Dès les premiers pas Laurent se met dans le sillage du guide et ne le lâchera pas jusqu’à l’arrivée du lendemain. Un pic-nic gargantuesque redonne de l’énergie à la troupe, et jusqu’à la dernière pente, tout le monde avance gaiement, chacun à son rythme.

Arrivée avec joie et fierté aux abords de la cabane

Nous voilà devant l’ultime montée, c’est sûr, tout le monde va y arriver, même si on ne découvre la cabane qu’au dernier moment. Les pauses se font un peu plus régulières, un petit vent frais nous soutient, et une belle Vierge de béton nous salue au sommet.

L’accueil à la cabane est chaleureux. Nous sommes attendus par Eloi et son équipe qui nous donne toute les explications nécessaires, car pour la plupart, dormir en cabane est une première. Comment utiliser les toilettes sèches? Où va-t-on dormir? Comment allumer sa lampe frontale et surtout: A quelle heure est le repas?

Les 10 résidents des foyers Maya et Arpille de la Fondation Emera, leurs éducateurs et les bénévoles de Montagne-Partagée devant la cabane des Becs de Bosson

Le gratin et le ragout de porc est du goût de tout le monde. Avec Stéphane à la guitare, la soirée se poursuit dans les rires et les chants. Mais la fatigue nous rattrape vite et bientôt le silence entoure la cabane.

Pas facile de trouver le sommeil à plus de 3000 mètres d’altitude. Mais les sourires sont là devant le lever du soleil sur les 4000m de la Couronne Impériale dégagés de toute couverture nuageuse. Nous entamons la descente qui nous ramène jusqu’à Bendola puis jusqu’à Grimentz en télécabine.

En départ de la cabane pour rejoindre Grimentz

Alors, cette aventure, comment?
Yvette « Je suis étonnée de moi. C’était une bonne ambiance et une une bonne équipe »
Pour Sébastien «  c’était sympa, c’était cool, c’était bien » alors que Myriam a bien aimé: « c’était super! La montée était un peu dure, mais aujourd’hui ça a bien été »
« Je trouve qu’on a réussi ce qu’on voulait entreprendre, on a de quoi être fières/fiers », affirme Flavienne non sans orgueil, « on nous a bien accueilli et on a bien été aidé par les accompagnants »

Merci à tous pour votre courage, vos sourires, pour les moments de partage, pour votre générosité, pour votre ténacité, pour votre enthousiasme. Merci à Cédric, Celâlettin, Jerry et Sylvie et à tous les éducateurs de la fondation Emera qui ont rendu cette expédition possible. Et enfin merci à nos guides François et Stéphane, à Anne notre présidente et à notre accompagnatrice de montagne en devenir, et infirmière Florence!

Marche face aux coulisses majestueux de la Couronne Impériale, ici le Bishorn et le Weisshorn